Eberluée!!!

Publié le par la cachette d'Emma

Je viens de découvrir dans l’édition du journal de ce matin, éberluée, que j’avais réalisé une interview avec une certaine journaliste…Nos deux noms étaient côte à côte…Mais je reconnaissais bien les mots, sisisi, et ces mots, c’étaient  les miens. Dans mon souvenir, je m’étais entretenu seule avec Bernard Mabille, et à moins que le calvados, que je ne bois pas, ne m’ait joué un mauvais tour, il me revient bien en mémoire ces quelques instants pleins de chaleur et de drôleries passés au téléphone avec ce Monsieur adorable à la verve truculente…Nous n’étions que deux !!!! Quand même !!!!!L’air normand est magique, il m’a fait zapper la présence charismatique d’une personne du journal !!! Hallucinant !!!!

J’avoue être partagée entre plusieurs sentiments : le rire, parce que franchement, c’est tout de même assez misérable et c’est si …petit !

La révolte avec une furieuse envie de garder un chien de ma chienne à cette personne !

L’indifférence, car accorder du crédit à de tels agissements c’est accepter de me faire éclabousser !

Reste que j’ai passé un moment très agréable en la compagnie de cet humoriste tendre, drôle et d’une virtuose vivacité et que ça…personne ne peut me l'enlever.

J’ai aimé l’entendre parler et rire, j’ai aimé qu’il évoque le Gers et les Pyrénées. Sa simplicité m’a touchée et je suis bien certaine que le Bernard Mabille de la scène est en tout point le même que celui de la « vraie vie ».

J’ai malheureusement râté son passage  sur scène, car non seulement, à ma grande surprise, je n’ai pas réalisé cette interview seule, mais en plus, ma coéquipière de plume improvisée, a jugé bien plus utile pour le journal de s’y rendre et de me laisser le soin de « venir ou pas ». Considérant que faire un doublon de ma présence eût été pour le coup  finir de me rabaisser, je l’ai laissée briller. Ce qu’elle fit dés l’édition d’aujourd’hui !

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Un humoriste au verbe aussi affûté que sympathique !

Vendredi soir à 20h30, l’Agora de Nogent-sur-Seine accueillera Bernard Mabille dans son spectacle « Seul en scène ». Deux heures de rires, mais surtout d’humanité et d’oxygène. L’artiste a accepté de répondre à nos questions, avec humour bien sûr, mais aussi avec une grande disponibilité et une chaleureuse spontanéité.

-Racontez nous l’histoire de votre rencontre avec Thierry Le Luron, car c’est en quelque sorte grâce à lui que vous avez débuté votre carrière d’humoriste…

Oui, en effet. J’étais à l’époque journaliste et j’avais écrit un article pas spécialement sympathique, mais c’est vrai que je n’avais pas aimé. Un an après, il me contacte, et me dit « eh bien puisque vous êtes si malin, vous n’avez qu’à écrire mes textes », et voilà.

-C’est donc ce que vous avez fait sans hésiter ?

Oui, je crois qu’une part de notre réussite réside dans notre capacité à saisir notre chance. C’est ce que j’ai fait avec Thierry et on peut dire que ça n’a pas trop mal fonctionné…

-Vous écrivez désormais vos textes tout seul et pour vous seul...

Oui. Ce n’est pas par égoïsme, simplement, je ne suis pas très intéressé par ce que je reçois.

Vous jouez beaucoup sur les mots, on vous a parfois comparé à Raymond Devos, qu’en pensez vous ?

Oh mais pas du tout ! Raymond Devos était un poète ! C’est comme si je chantais et que vous me compariez à Brassens. (éclat de rire)Devos était un style à lui tout seul. C’était un artisan à l’ancienne. Il savait ciseler le mot.

Qu’est ce que le rire pour vous ?

La plus grande des thérapies bien sûr. Quand les spectateurs viennent me voir après un spectacle et qu’ils me remercient de les avoir fait rire…Je sais pourquoi je fais ça. J’ai un esprit de potache et l’esprit un peu paillard. J’aime avoir 10 ans dans ma tête. Je ne cherche pas à délivrer de grands messages. Dans mon spectacle, les phrases s’enchainent très vite et le rire est au bout de chacune d’elle. J’ai joué devant toute sorte de public et je n’ai pas suivi de cours. C’est la vie qui m’a inspiré tout cela, mon expérience personnelle. Je suis le même sur scène que dans ma vie…

Vous avez parfois la dent dure avec les politiciens ? Vous ne les ratez pas, non ?

Et eux, vous pensez qu’ils nous traitent bien ? S’ils veulent être ménagés… Qu’ils se comportent bien. Je n’ai jamais eu de problème avec eux dans l’ensemble. Et puis, je ne parle pas que de politique (éclat de rire)

Vous qui avez été journaliste, et maintenant humoriste, que pensez vous de toutes ces polémiques sur la liberté d’expression ?

Je pense que nous avons de moins en moins de plage de liberté oui. Pour moi, la scène est le premier, ensuite vient Paris Première et bien sûr les grosses têtes où il est encore possible de dire à peu près tout ce que l’on veut…Je n’étais pas aussi libre quand j’étais journaliste. Et depuis quelque temps, on en voit beaucoup se coucher devant le pouvoir…Retourner leur veste.

Les humoristes sont ils les derniers garants de la liberté d’expression ?

Nous sommes un peu des petits maquisards oui…Dans une certaine mesure, nous avons repris le maquis.

Pensez vous que l’on puisse tout dire ?

Je crois que l’on peut se permettre de dire toutes les méchancetés…si on les dit avec gentillesse…

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