Rosalie Blum...

Publié le par la cachette d'Emma

La trilogie de Camille Jourdy « Rosalie Blum » est juste un petit bijou. Un petit bijou précieux dans la nuit étouffante et assourdissante de la paupérisation générale et vivement recommandée pour être digne d’intérêt, dans ce monde singulier dont le film se déroule sous les yeux effarés de bien des humanoïdes qui en arrivent à douter de leur place dans cette chose superficielle qu’est en train de devenir leur vie terrestre, où il faut ne pas penser pour être heureux, ne pas toucher pour faire l’amour, ne pas se rencontrer pour se connaitre, ne pas se servir de son esprit pour réfléchir, ni de son âme pour grandir son cœur, ni de son corps pour…danser et faire de l’Aikido :-D !

Oui, un petit bijou de bande dessinée dont j’ai croisé la première fois les petits carrés colorés et le graphisme aussi précis que poétique dans une librairie de Cherbourg, alors que le Printemps commençait à pointer le bout de son joli nez, mais que le vent soufflait sans relâche dans ce port que j’aime tant….J’avais aimé l’ambiance, tout de suite….J’avais été émue par les couleurs tamisées et le graphisme un peu enfantin, mais qui traitait de choses apparemment si humaines et douloureuses…Mais connaissant mon inclination névrotique et pulsionnelle à acheter tout ce qui est en papier, relié et qui se lit ou se regarde…j’étais parvenue à maitriser mon engouement !

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De retour à Paris, et alors que je devais trouver une BD pour le fils d’une amie- d’ailleurs Mathieu, si tu passes par ici, envoie moi ta liste J))- je me suis surprise à errer…à chercher un ouvrage dont je ne me souvenais ni du titre, ni de l’auteur, ni de l’éditeur, juste qu’il y avait trois tomes et que non…ce n’était pas pour un ado de 16 ans…encore que J, que j’avais croisé sur une étagère dans une librairie de Cherbourg alors qu’il y avait plein de vent dehors, que j’avais reçu plein de chaleur dans le ceour…et qu’il y avait un garçon, Vincent,qui se sentait seul, une vieille dame qui jouait à la poupée toute seule et Rosalie, aux lunettes rouges, qui vivait dans une maison, en dehors de la ville…seule aussi…C’était léger comme indices…Et j’ai de nouveau perdu la trace.

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Enfin, la dernière fois fut la bonne. L’amie de ma vie était à mes côtés, ça a du aider je pense…Prix RTL 2009 « Rosalie Blum » ! Un petit coup au cœur, une bouffée de bonheur et j’ai noté les références…juste pour faire durer encore un peu le plaisir d’une attente que l’on sait presque récompensée…et voilà.

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Rosalie Blum, c’est juste de l’humanité en petits dessins, juste de la vérité vraie, sans fanfreluche, sans prétention, sans complexité inutile pour fuir l’essentiel. C’est l’histoire de plusieurs solitudes vécues de manière différente ; ce sont des dessins du quotidien, un quotidien qui parle, parce qu’il est si accessible… C’est une histoire qui nous ressemble, qui donne une place aux lecteurs dans les pages, qui s’adresse à lui, qui lui tend la main, qui lui ouvre les bras et qui lui murmure, au fil des couleurs, des petits carrés et des mots : « tu es quelqu’un de bien, juste que peut être tu ne le sais pas encore… »

 

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A lire, les jours de grand vide où le sentiment difus que les secret story, les louloutes refaçonnées des mag, les pensées de pacotille et les sentiments de grande surface vont mettre un frein à ce que, quand même, l'Humain a de plus grand et de plus noble: son intelligence!

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