Chapeau bas l'artiste! Vous manquerez au monde

Publié le par la cachette d'Emma

jean ferrat jeunesse
...............Mourir une veille d'élection Monsieur Ferrat...Vous qui aviez cette suprême élégance de vous sentir concerné par le Monde...Ce vieil anarcho de Ferré avait bien fait les choses lui aussi, en tirant sa révérence un ...14 Juillet...
Vous manquerez à l'engagement...poélitique:-) Vous me manquez déjà...et au fond de moi mugit de plus en plus clairement les affres des regrets et une certaine colère envers une de mes plus fâcheuses inclinations: celle de toujours considérer que j'ai l'eternité devant moi...Oui..je nourrissais le secret espoir de vous interviewver...De vous rencontrer en Ardèche. J'avais envie de rendre hommage à celui qui m'avait tant bercée, tant accompagnée, alors que vous auriez pu être mon grand père...Vous qui étiez un des derniers bastions des engagés du coeur et de l'esprit.
En cette veille d'élection...de énième podium à la connerie, le monde a des cheveux à se faire...
Sans des gens de votre trempe...il n'y a plus de digue, plus d'éclaireurs, plus de remparts, à la contrefaçon des valeurs, au règne de la bêtise et de la médiocrité...Soyons cons, et Aléluia!

Je vous laisse le dernier mot...
Si je meurs un beau soir d'hiver
On dira que c'est d'un cancer
Ou bien d'un truc à quelque chose
Il peut se trouver des experts
Qui décréteront au contraire
Que c'était la tuberculose

C'est pourquoi je prends les devants
Pour affirmer dès maintenant
Croyez pas ces vieux imbéciles
J'avais une santé de fer
Je n'avais qu'un petit travers
J'avais le c?ur un peu fragile

Le c?ur fragile
Les mains fébriles
La bouche offerte
J'aurai vécu
Sans avoir cru
L'île déserte
En attendant
Le c?ur battant
La découverte
Je veux dormir
Je veux mourir
La porte ouverte

Quand on prend tout d'un c?ur léger
Il paraît qu'on vit sans danger
Que la mort longtemps nous évite
Mais j'ai voulu croire au bonheur
Et j'ai pris tant de chos's à c?ur
Que mon c?ur a battu trop vite

Au lieu d'être un homme averti
Qui se passionne au ralenti
J'ai pris le parti des poètes
C'est en cherchant la toison d'or
Que mon c?ur a battu si fort
Quand j'y pense encore il s'arrête

Le c?ur fragile
Les mains fébriles
La bouche offerte
J'aurai vécu
Sans avoir cru
L'île déserte
En attendant
Le c?ur battant
La découverte
Je veux dormir
Je veux mourir
La porte ouverte

On me dira c'est pas sérieux
On ne s'en va pas pour si peu
Il faut des raisons bien plus fortes
Mais je n'ai pas d'autres raisons
De mettre sous le paillasson
La petite clé de ma porte

On peut mourir tout doucement
D'un petit baiser qu'on attend
D'une voix froide au téléphone
D'un mot qu'on lance à bout portant
D'une confiance qu'on reprend
D'un amour qui vous abandonne

Le c?ur fragile
Les mains fébriles
La bouche offerte
J'aurai vécu
Sans avoir cru
L'île déserte
En attendant
Le c?ur battant
La découverte
Je veux dormir
Je veux mourir
La porte ouverte
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